Conte Soufis(marifa)

                                                                    

                                                                               L’arbre fruitier

Un homme était monté sur un arbre fruitier et en secouait les branches pour faire tomber les fruits. Le propriétaire arriva soudain et l’apostropha :

« N’as-tu pas honte de Dieu ?

Qu’y a-t-il de honteux, répliqua l’homme. Si un serviteur de Dieu mange le fruit des faveurs de Dieu dans le jardin de Dieu, en quoi est-ce répréhensible ? »

Le propriétaire dit alors à ses serviteurs :

« Amenez-moi une corde afin qu’il reçoive la réponse qu’il mérite ! »

Il le fit attacher à un arbre puis le frappa sur les cuisses et le dos. L’homme se mit à crier :

« Tu devrais avoir honte devant Dieu de maltraiter un innocent comme moi ! »

Mais le propriétaire répondit :

« Si un serviteur de Dieu frappe avec le bâton de Dieu un autre serviteur de Dieu, quel mal y vois-tu ? Le bâton lui appartient, tes cuisses et ton dos lui appartiennent. Quant à moi, je ne suis qu’un outil dans ses mains ! »

Alors le voleur  dit :

« Je me repens ! Je me repens ! Tu dis vrai : la volonté existe en moi ! »

 

                                                                                          Rêve

Une nuit, un derviche, retiré dans sa cellule, fit un rêve. Il vit une chienne qui était pleine et entendit les aboiements des chiots. Cela lui parut très étrange.

« Comment ces chiots peuvent-ils aboyer avant même d’être nés ? se demanda-t-il. Personne en ce bas monde n’a jamais entendu parler de semblable chose ! »

A son réveil, sa stupéfaction ne fit qu’augmenter. Et comme il était seul dans sa cellule et que personne ne pouvait l’aider à percer ce mystère, il s’adressa à Dieu :

« Ô Seigneur ! Je suis frappé de stupeur devant cette énigme ! »

Du monde de l’inconnu lui parvint cette réponse :

« Ce rêve est la représentation du discours des ignorants. Car ils parlent alors qu’ils ne sont pas encore sortis des voiles qui les entourent. Leurs yeux sont fermés et ils bavardent inutilement. C’est aussi vain que l’aboiement d’un chiot dans le ventre de sa mère. Il aboie mais il ne sait même pas ce que c’est que le gibier ni ce que c’est que monter la garde. Il n’a encore vu ni loup ni voleur. »

Le désir de se mettre au premier plan aveugle les ignorants et leurs paroles sont téméraires. Ils décrivent la lune sans l’avoir vue et vendent de l’air à leurs clients. Cherche des clients qui te cherchent vraiment. Ne te préoccupe pas de n’importe lequel d’entre eux. Car il est mauvais d’être amoureux de deux bien-aimés !

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Commentaires (1)

1. mouhamed kassé (site web) 10/02/2012

relisez l'ARBRE FRUITIER attentivement et essayez de discerner la situation.vs verrz bien que"FANNAOU" kén warou sé deuk

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